Les mobilités durables, en transition vers l’ère post-carbone (3ème partie – Les transports en commun, l’INTERMODALITE)

La réunion du vendredi 25 mars nous a permis de mieux appréhender les différentes problématiques des transports en commun. Comme il serait intéressant pour tous de les utiliser : ce serait un gain considérable au niveau pécunier, au niveau environnemental et relationnel pour les personnes qui sont souvent seules et désirent sortir de chez elles.

Depuis septembre 2018, la Région rassemble ses réseaux de transports sous une bannière unique : ZOU ! Cette nouvelle marque régionale s’étend à l’ensemble du territoire.

La région sud pilote une flotte de… 1 700 cars. Dans l’ensemble les réponses au quiz étaient justes.

Et nous avons rappelé que les titres de transport de la gamme de tarifs ZOU ! sont valables sur :
Les TER (Trains Express Régionaux)
Les LER (Lignes Express Régionales) et lignes de transports interurbains
Les transports scolaires

La carte ZOU coûte15€ pour les moins de 26 ans et 30€ pour les plus de 26 ans. Elle est valable un an à partir de la date d’achat. Elle permet 50 % de réduction sur tous les déplacements et 75 % de réduction sur le trajet privilégié par l’achat d’un carnet de 10 tickets valable 4 mois. Pour les + de 65 ans et résidant sur l’une des 12 communes de Toulon Provence Méditerranée, ils peuvent opter pour le titre 10 voyages “Réduit” et l’utiliser sans limite de durée dans le temps, les voyages se décomptent au fur et à mesure des validations. La carte coûte 6 euros.

Vous utilisez les transports publics ? Votre employeur est-il dans l’obligation de prendre au moins 50 % du coût de votre abonnement ?

Et bien…OUI ! Tout le monde en doutait mais effectivement c’est vrai et quel que soit le nombre d’employés ! Intéressant, non ? Et d’ailleurs cette norme n’est pas récente puisqu’elle est inscrite dans le code du travail depuis 2008.

Les bus proposent-ils un service adapté aux besoins des usagers ?
Depuis le centre-ville d’Ollioules :
Aller à Toulon centre en bus :
Avec le 11B (29 mn à 35 mn)
Avec le 12 mais arrêt porte d’Ollioules et de Toulon (8 mn) et il faut reprendre un deuxième bus, le 1 (attente très courte) et trajet environ 20 minutes. 32 et 34 mn respectivement après 17 h.
Aller à La Seyne centre : le 12 (20 à 25 mn de trajet et un bus toutes les 20 mn). 32 mn après 17 h.
Aller à Sanary :
Avec le 120 jusqu’à la gare Ollioules Sanary puis prendre la navette urbaine Colombus.
Aller à Six-Fours : Le 12, descendre arrêt Le Messidor puis le 70 jusqu’à l’Hôtel de ville de Six-fours (21 mn) ou selon les horaires le 12 jusqu’à l’arrêt Bruxelles puis le 72. (26 mn). A 17 h compter 41 mn et 36 mn.
Aller au Beausset :
Départ La Bonnefont/arrivée la coopérative du Beausset, carte Zou.12 mn.

Sur certaines lignes les horaires ne correspondent pas forcément aux besoins des usagers. Parfois c’est la durée du trajet qui est mise en cause par les participants à la réunion, notamment aux heures de pointe.

Mistral, le réseau de transport en commun de la Métropole, est utilisé quotidiennement par près de 150.000 voyageurs. Il accueille 33 millions de voyageurs chaque année. TPM se fixe un objectif de 40 millions de voyageurs pour 2025.


TER : de nombreuses personnes prennent le train pour Toulon ou Marseille pour le travail.
Le parking autour de la gare est souvent complet.

Le prix du carburant + changement climatique = priorité doit être donnée aux transports en commun.

Pour se détacher de son véhicule et prendre le bus, il faut que les horaires et les points d’arrêt soient au plus près des besoins des usagers. Or, ce n’est pas encore le cas.

Régis Brun, ex conseiller municipal à la mairie d’Ollioules affirme que l’ idéal c’est le transport gratuit en BUS pour éviter 85 % d’ incivilité, occasionner moins de pollution et inciter les utilisateurs à prioriser ce moyen de déplacement.

C’est une mesure écologique, puisqu’elle permet de désengorger le trafic routier, mais aussi sociale : les transports représentent, en effet, une part importante du budget des ménages (18,5% en moyenne, selon l’Insee). Pour soulager les foyers, plus d’une trentaine de villes en France proposent d’ores et déjà la gratuité des transports en commun. C’est le cas des villes comme Dunkerque mais aussi Calais, Libourne, Niort, Aubagne, Gap, Porto Vecchio, Puteaux ou encore Aubagne, pour ne citer qu’elles…

Nos villes MTPM pourront-elles espérer profiter d’une telle mesure un jour?

En attendant parlons du projet BHNS (Bus à Haut Niveau de Service) circulant principalement en site propre entre Bois Sacré à La Seyne-sur-Mer et La Garde. Il est porté par la métropole.

BHNS Bus à Haut Niveau de Service

C’est un bus de 24 m de long, propulsé par une énergie propre.
Coût du projet : 405 millions d’euros.
Contribution de l’État : 40 millions d’euros

  • Tracé de 26 km de long.
  • Connecté à 5 gares et haltes ferroviaires.
  • 4 PEM
  • 6 Parcs Relais avec covoiturage.
  • Interaction avec le réseau mistral (lignes terrestres et maritimes)
  • Villes desservies : La Seyne, Ollioules, Toulon, La valette, la Garde.
  • Pôles générateurs reliés : quartiers fortement habités, centre-ville, établissements culturels et universitaires, centres commerciaux, hôpitaux, Technopôle de la Mer (pas directement), zone d’activités de La Garde.
Tracé TCSP

Ce projet est très critiqué : 405 Millions d’ euros !!!! Ce bus de 24 mètres de long est très large et de plus il faudra le changer tous les 15 ans alors qu’un tramway de 40 mètres a une durée de vie de 40 ans. Ici on a bus en site propre qui passe dans la circulation !!!

Les associations ACT énergies, MART, Porte Marine & Co, Toulon Var Déplacements, UDVN-FNE 83 ont émis des propositions aujourd’hui à l’étude :

– une intermodalité des TCSP et Bus au contact des trains devant les gares

– un tracé direct, de la gare de La Seyne-Six-Fours à celle de Toulon permettant la sauvegarde des terres agricoles de l’AMAP Les Olivades et de la coulée verte du ruisseau de Faveyrolles.

Toulon Var Déplacements détaille certains éléments dans son journal :

  • le BHNS a une capacité de 20 000 à 30 000 passagers /jour or en 2030 les besoins de TPM sont estimés à 100 000 passagers /jour.
    ‘ Il ne sera pas en capacité de présenter « un haut niveau de service » car en ne faisant pas de site propre sur 30 % du trajet.
  • confort : bus articulé : roulis tangage, coups de freins sensibles.
  • usure des pneus et ornièrage de la chaussée.
  • Doutes sur sa capacité à atteindre les 20 % de part modale des transports en commun que les métropoles de taille équivalente et même inférieure affichent aujourd’hui. – des stations au +près des gares.
  • Les maires de La Seyne, Six-Fours et Ollioules ont signé une convention pour la sauvegarde de terres agricoles : le BHNS ne doit pas traverser l’AMAP. Un tracé plus direct entre Bon Rencontre/Gare Seyne est possible.

Un autre projet pour le transport du quotidien mais en train est prévu : c’est un RER au 1/4h entre l’ouest et l’est de la métropole toulonnaise, en complétant la trame des service actuels, depuis la gare de Carnoules et en prolongeant jusqu’à la gare de Saint-Cyr-sur-Mer qui a été préférée à la gare D’Ollioules-Sanary.

Tracé du RER au 1/4 h

Une plus grande fiabilité des services ferroviaires et une offre plus importante de trains sont nécessaires et donc prévues.

Quelle serait la clé de la réussite entre tous ces modes de transports ?

L’INTERMODALITÉ qui permet de passer d’un moyen de transport à un autre de manière fluide, pour réduire le bilan carbone d’un trajet.
Le secteur des transports est le plus émetteur en France (31% des émissions). En 2019, les véhicules des particuliers représentent dans le secteur des transports 54 % des gaz à effet de serre.

Pour y faire face l’intermodalité semble la solution.
Tout va dépendre de la facilité avec laquelle le voyageur pourra changer de mode de transport.
Au premier rang des solutions, on trouve le vélo combiné avec d’autres modes et notamment le train. Encore faut-il favoriser la transition vélo-train et permettre d’emporter son vélo dans un wagon dédié ou favoriser le stationnement des vélos.

Ainsi se termine ici le récapitulatif de cette soirée consacrée aux mobilités durables.

Nous sommes à un seuil de métamorphose“*, alors soyons en les acteurs et accompagnons cette dynamique.

Le Débatteur

  • Chis Younes, psychosociologue, philosophe, revue POST n°1


2 réflexions sur « Les mobilités durables, en transition vers l’ère post-carbone (3ème partie – Les transports en commun, l’INTERMODALITE) »

  1. Bonjour Salmon,
    Tout d’abord nous tenons à vous remercier de prendre part au débat et d’émettre votre avis. Il serait, en fait, intéressant de contacter les villes qui pratiquent la gratuité afin de mieux cerner les différents problèmes. La gratuité sous condition de ressources est très intéressante.
    Bien à vous
    Le Débatteur

  2. Bonjour,
    La reflexion sur la gratuité des transports me parait un peu courte.
    Je me souviens d’une interview du maire de Dunkerque sur F Culture qui expliquait que l’augmentation de la fréquentation était en fait peu liée à la gratuité, mais au travail de la municipalité qui a rénové le matériel, fait des voies bus réservées, modifié les horaires et le cadencement. Le vrai moteur de la conversion vers les TC, c’est le confort, la rapidité, et la fréquence. Pas le prix.
    On peut toujours penser un système de gratuité sous condition de ressource, mais la gratuité totale est juste une perte de ressources pour maintenir et développer le service.
    Sur TPM, à 1€ le trajet (par carnet mais hors abonnement) le prix est très en deçà du cout de revient.

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